lundi 23 octobre 2017

Rise and Fall


En l'espace de 5 minutes sur Twitter, j'ai perdu tout le bénéfice de 5 mois de travail et je ne peux que m'en prendre qu'à moi-même. Il y a encore une semaine ou deux, je vantais chez Brain que j'avais réussi à ne pas craquer ces dernières années et voilà, Bing. J'aurais bien du me douter qu'un burn-out arriverait, surtout après avoir suivi celui de Guy Birenbaum. 5 mois c'est long, surtout à mon âge, je n'ai pas passé une seule semaine entière chez moi depuis le mois de juillet et j'ai passé mes journées dans le train pour traverser la France. Je suis épuisé. Mon conseil : never tweet in a train. 

Il y a quelques jours à Nice, j'ai vu dans le regard des gens qui se sont occupés de moi cette gentillesse réservée qui disait "I'm sorry for you" et on m'a dit que je trouverais bien les mots pour m'expliquer parce que je savais écrire mais j'ai répondu non, il fallait surtout que j'adopte un profil bas. À mon retour, j'ai passé deux jours à couper des ronces et à aligner des pierres et tout ce que vous allez lire m'est apparu dans le calme de mon jardin. Et forcément, il fallait que je réponde parce que si cette affaire ne mérite pas un post, je me demande alors à quoi un blog peut servir.

Comme beaucoup de gens, je débloque quand je suis à découvert et non, ce n'est pas une formule poétique, c'est le résultat de 10 années de chômage. On ne se remet peut-être jamais d'un licenciement abusif et non justifié pour un média que l'on a soi-même créé, surtout quand on est obligé par les avocats d'un homme riche et célèbre de fermer sa gueule. Cette année, je n'ai pas été couvert par la Sécurité Sociale pendant au moins 4 mois parce qu'il y avait le renouvellement de la CMU et le formulaire est resté sur la table pendant tout ce temps parce que je n'avais pas la force de le remplir. La précarité vous force à ne pas faire ce qui est important, non pas à cause de la procrastination mais parce que l'injustice sociale vous empêche d'avoir l'esprit clair pour répondre aux questions idiotes qu'on vous demande. Voilà, vous avez une ALD, vous êtes séropo depuis 30 ans et ça vous mine tellement que vous montez les marches de Cannes et vous n'avez même pas de couverture sociale. Je vous jure que j'y ai pensé : avec ces chaussures en cuir Dior avec lesquelles je ne sais pas marcher car je n'en ai jamais eu de telles de ma vie, je me suis dit "Si tu glisses et que tu te tords le pied, comment feras-tu à l'hôpital?" Vous voyez une belle photo de festival mais moi je me dis : surtout ne glisse pas sur le tapis rouge. 

Vous croyez qu'on peut parler de ces choses? Vous portez ça comme une maladie inavouable, c'est comme ce dossier d'Allocation Adulte Handicapé que vous n'avez jamais rempli parce votre score de Karnofsky est sûrement supérieur à ce que demande le dossier, après tout vous êtes toujours capable de passer une journée dans le jardin sans manger parce qu'il n'y a rien dans le frigo et donc vous avez honte de réclamer à l'Etat que ce que l'on devrait vous donner de bon cœur car vous avez contribué à la société bordel. Mais non, ce dossier est la preuve que vous n'arrivez pas à joindre les deux bouts, que toute l'énergie politique que vous dépensez n'a pas de valeur pour obtenir une AHH parce que vous avez de la fierté et vous avez de la honte et vous ne savez plus lequel des deux vous immobilise le plus.
Vous croyez que je passe ma vie à me plaindre mais ce que je vous dis là, personne ne le sait, même pas ma famille, c'est un scoop. J'ai basculé dans la pauvreté à cause de mes soins dentaires. Vous allez voir une assistante sociale, adorable, qui sait ce que vous avez fait dans la vie, pas parce que vous lui avez dit, non elle est allée toute seule sur Google mais en fin de compte il n'y a pas d'aide pour payer vos soins dentaires et il vous faut un an pour payer le dentier de votre mâchoire inférieure et la seule solution c'est de se retourner vers les deux tantes de Montpellier qui ont un peu d'argent et vous êtes un homme de plus de 55 ans et vous faites la manche. Mais quand le chèque arrive, vous êtes fauché et vous êtes obligé de prendre cet argent pour payer le loyer en retard et l'assurance de la maison et la note d'électricité et finalement ce dentier, il met des mois et des mois pour être payé et ça vous tout en l'air parce que votre dentiste vous a fait un prix d'ami en plus. Alors quand, cet été, vous réalisez avec stupeur que votre bridge des incisives supérieures est en train de tomber, qu'il y a toujours une prémolaire qui vous manque ce qui fait que vous cachez votre sourire avec la main car il y a un trou que tout le monde peut voir, c'est toute votre image qui s'évapore car vous ne savez pas comment vous allez trouver les 2000€ pour payer les frais. C'est logique, on vieillit, les dents tombent comme par magie alors qu'on ne fait rien de spécial, la dernière fois mon bridge est tombé alors que j'étendais le linge dans le jardin et j'ai décidé d'en rire exactement comme ma grand-mère faisait quand il lui arrivait un truc désagréable. Comment voulez-vous draguer un joli mec de 26 ans quand vous passez un mois de vacances avec lui il y a 3 ans et que 2 molaires tombent, comme ça, en plein mois d'août, alors que votre dentiste est en vacances. Vous essayez de blaguer mais ce garçon de 26 ans ne voit qu'une chose : il sort avec un mec de plus de 55 ans qui perd ses dents et Bam, quelque chose est cassé, vous l'avez perdu. Je suis le cliché du sans dents, ces gens dont on se moque au plus haut niveau politique et qui ne peuvent même pas en parler parce que la bouche c'est le truc le plus tabou, c'est le baiser, c'est la fellation, c'est tout ce que l'on fait pendant l'amour et chez les gays c'est le sujet impossible à aborder, le symbole le plus stigmatisant de la vieillesse et ça, personne n'ose en parler, il faut que ce soit moi, encore une fois, qui se déshabille pour dire à la société que non, Président Macron, on ne peut pas attendre le fin de votre mandat pour avoir droit à des soins dentaires et des lunettes remboursées par la Sécu parce les mutuelles nous donnent rien, surtout quand on est au RSI. 
C'est un encerclement complet. Quand on vous invite au restaurant vous prenez un plat pas cher parce que vous ne voulez pas charger la note, quand on vous offre un verre dans un bar vous n'allez prendre que 2 bières parce qu'après ce serait abusé car vous ne pouvez pas offrir une tournée, quand vous êtes à l'hôtel vous n'êtes même plus à l'aise parce que la chambre est trop luxueuse et au lieu d'apprécier, vous êtes dans le calcul de ce que ça représente par rapport à votre RSA. Vous devenez un immigré dans votre propre pays, vous n'avez pas pris l'avion depuis des années, vous regardez ces pauvres qui arrivent sur nos rivages et vous vous sentez comme un frère pour eux et le pire c'est qu'il a forcement un Africain, un Kurde, un Afghan, un Syrien qui ferait votre bonheur et vous le sien, que vous pourriez aimer, aider, réconforter comme lui il pourrait vous aimer, vous aider et vous réconforter mais il y a un précipice entre vous et de quoi auriez-vous l'air si vous aidiez un réfugié uniquement pour l'aimer? À notre époque, ce n'est même pas politiquement correct.

Ce monde est abject, il le devient chaque jour davantage, ce n'est pas le miroir déformant de Twitter et des infos, non il devient effectivement plus intenable et tout cet amour à donner vous ne pouvez plus le donner parce que la solitude vous a enflammé, vous êtes dans le piège depuis des années déjà, vous n'avez pas baisé depuis la sortie de "120BPM", quelle ironie et il n'y a pas un seul jeune dans ce pays, gentil, barbu, poilu, qui serait intéressé à rentrer du bois avec vous, aller dans la forêt, faire des choses simples, même se branler devant un film porno sans tomber dans des systèmes bordéliques de sexe SM à la con. Cette beauté de la nature, vous en avez fait un livre mais personne n'est venu chez vous pour dire "j'en veux un peu" et les années passent et vos amis disent que ça va venir mais ça ne vient pas parce que la vieillesse gay c'est ça et tout le monde s'en fout alors que vous êtes soi-disant une icône gay - mais sans le sou, donc plus de voyages à New York et quand vous allez à l'étranger c'est parce que quelqu'un vous l'offre mais vous en avez tellement marre de la charité que ça vous fait horreur. C'est le syndrome du cadeau ou du mail gentil que vous recevez, ça vous prend des semaines pour y répondre parce que ne savez plus comment dire merci.
Quand votre père meurt il y a un peu d'héritage. Une partie de l'argent vous vous offrez des tatouages parce que vous voulez avoir un joli cadavre quand vous serez mort. Et puis un grand black vous écrit d'Auvergne et il est au le bord du suicide, au bout du rouleau, vous l'aidez, un autre morceau de l'héritage s'en va parce que c'est un mec génial et puis là vous avez les moyens d'aider vraiment quelqu'un, concrètement, en lui offrant le toit d'une maison. Au bout de plusieurs mois vous couchez avec lui et il a la plus belle bite que vous avez vue de votre vie mais 3 jours après il vous fait le coup du "Tu sais ça me dérange de coucher avec toi parce que tu es mon ami" et vous avalez l'ultime cliché de la non réciprocité. Le pire c'est que ce n'est pas parce que vous n'allez pas coucher avec lui que vous le foutez dehors, vous me suivez? Même quand vous êtes généreux, ça se retourne contre vous.

Quand vous êtes pauvre, vous devenez enragé. Et les super riches à la Weinstein, ça devient une manifestation du diable et de tout ce qui vous exclue et vous humilie dans la vie. Et ça vous rend fou, d'ailleurs tout le monde est devenu fou avec cette affaire. Vous avez essayé toute votre vie de vous comporter d'une manière correcte, il n'y a pas un seul rédac chef qui peut contredire le fait que vous ne les faites pas chier, vous donnez vos articles à temps, vous considérez à la base qu'ils sont débordés et donc vous leur facilitez la tâche. Vous respectez leur fonction parce que vous avez été vous-même un rédacteur chef. "BPM" sort, vous écrivez une tribune dans Libé que tout le monde adore même si c'est un appel au secours mais 5 mois plus tard, pas une seule proposition de chronique. Ah si, j'en ai eu une sur la nature, mon seul sujet non conflictuel, et on m'a proposé "le moins cher possible". 130€. Et je suis obligé de décliner car c'est de la confiture pour les cochons comme on dit. C'est mon métier d'être chroniqueur. Je l'ai fait depuis le Gai Pied en 1985 sur la musique, sur le sida, je peux le faire sur la nature, sur le porno, sur n'importe quoi et personne ne comprend. Et vous tournez en rond comme d'autres font des CV et reçoivent automatiquement des réponses négatives. "Oh comme tu écris bien Didier!". Mais ce n'est pas une pige et encore moins un salaire. "Oh tu as fait tant de choses!". Mais pas une seule récompense et maintenant, avec ce qui s'est passé sur Twitter, oublie la Légion d'Honneur, faut pas rêver hein. C'est le dédain qui pousse les gens à bout. On apprend à vivre sans chauffage parce que, tiens, c'est vrai ça, un sweatpant et un pull en laine c'est agréable pour dormir. On met de l'eau dans le jus de fruit pour le faire durer plus longtemps. On achète des sous-marques. On apprend à ne plus manger, je fais naturellement le ramadan au moins 3 jours sur 7, je commence à manger vers 18 heures, comme un endurcissement du métabolisme même si on sait que c'est pas forcément bon pour la santé. On espace les rendez-vous médicaux. On apprend à ne plus acheter de musique parce qu'on développe une théorie selon laquelle il y a trop de musique de toute manière. On vit avec une paire de chaussure par an (New Balance), un pantalon par an (Levi's ou Carahtt), 1 ou 2 pulls Uniqlo et c'est tout. Ça donne l'impression d'être bien looké mais finalement c'est un paravent de pauvreté. On devient invisible. 
Parmi les rares super riches que je connais, il n'y en a un seul qui me fait rire sur la mode, c'est David Mulliez mais c'est aussi parce que c'est le seul qui m'a aidé quand j'ai appelé au secours. Les autres sont des professions libérales mais la grande majorité ce sont des amis avec des petits jobs et ça je ne le supporte plus. C'est une chaîne de pauvreté. Les gays favorisés sont les premiers à me charger, ceux qui n'ont rien fait depuis des années et qui disaient déjà que je stigmatisais la sexualité gay quand je faisais des alertes sur le Christal et le Chemsex. You go too far.

Maintenant, dans le flot d'injures que j'ai reçues, je ne répondrai qu'à une seule. Un journaliste médical du service public me demande sur Twitter si je questionne les convictions sionistes des médecins qui me suivent et ça, c'est vraiment pervers. Alors je ne vais pas vous faire le plan du "j'ai des amis juifs" parce que ça c'est trop infamant mais ce qui suit, je ne l'ai jamais écrit.
Vous pouvez m'accuser de tout ce que vous voulez mais en 1990 j'ai choisi d'être suivi à l'hôpital Rothschild dans le service de Willy Rozenbaum parce que je savais déjà que toute une génération de médecins, femmes et hommes, à peine plus âgés que moi, tous d'origine juive, s'étaient engagés dans le sida parce qu'il y avait une communauté de destin dans cette maladie où les gens mourraient dans un état de cachexie telle que, forcément, ce n'était même pas la peine de le dire, ça leur rappelait les prisonniers des camps et leur propre histoire. Ils se mobilisaient dans cette maladie parce qu'elle était le symbole du rejet, de la peur, de l'intouchable. Quand on m'a proposé le Dr Gérard Israël pour remplacer le médecin qui me suivait, j'ai simplement vu que c'était un homme gentil avec qui je pouvais me confier et qui m'a suivi depuis 20 ans dans les pires moments psychologiques de ma vie. Tous mes ex qui cherchaient un médecin gay, je les ai envoyés vers lui. Ma dentiste Myriam Achour, c'est une des premières dentistes qui a accepté de soigner des séropositifs quand tant d'autres avaient peur de les approcher et je l'aime tellement que c'est la seule personne qui a le don de me laisser aller à pleurer, comme ça, sans prévenir (1 fois tous les 3 ans, je lui épargne ça le reste du temps) quand un ami meurt ou que je n'arrive pas à payer les soins des dents qui tombent. Ma premier ophtalmo, Lydie Zazoun, avant qu'elle ne quitte Paris, était la femme la plus belle que je connaissais et à l'époque où on allait tous faire des fond d'œil parce notre panique première était de perdre la vue à cause d'une rétinite à CMV, j'étais tout le temps dans l'étonnement surnaturel d'être suivi pour les yeux par une femme dont le regard était totalement magique et qui soignait nos frayeurs par des mots rares et réservés. Dois-je faire la liste complète? Mon cardio, tout les médecins qui me suivent sont d'origine juive et je leur dois, vraiment, ma santé et qui sait, ma vie. Et ça, sur la longueur d'une vie, je vous assure que ça vous apprend le respect.

Mon père spirituel est Larry Kramer, le fondateur d'ACT UP qui a écrit "Reports From The Holocaust" (que vous n'avez pas lu) et qui est la seule personne qui a établi le lien entre la pandémie du sida et la Shoah. Il a été critiqué mais comme il est riche, qu'il est allé à Yale, son livre a eu un retentissement si fort que j'ai commencé à écrire comme lui, en lettres capitales, quand je suis en colère. Mon style d'écriture, basé sur l'oralité, comme si je vous parlais directement quand j'écris, ça vient de lui. Il y a 10 ans, pendant une intifada, je me suis tourné vers lui pour lui demander conseil afin de gérer ma colère et il m'a répondu "Didier, j'ai abdiqué depuis longtemps sur ce sujet, il n'y a rien à attendre". J'étais déçu mais je l'ai compris en me disant que c'était sûrement la seule position viable mais voilà, moi je n'y arrive pas et tous les jours je vois sur Twitter que les maisons de Palestiniens sont détruites, que les logements sont construits au centre de Jérusalem, que l'eau est volée, que les gens meurent parce qu'ils doivent passer par des check points pour aller à l'hôpital et forcément, à force de voir que personne en parle, je deviens fou. 
Il y a 15 ans, j'ai essayé de retrouver le seul boyfriend israélien avec qui je suis sorti dans les années 80, je l'avais perdu de vue, c'est une des plus belles relations de ma vie, il était barbu, doux, il sentait bon, c'était un artiste bohème sans un sou et après toutes ces années je croyais qu'il était mort du sida. Quand je l'ai retrouvé, après de longs mois de recherche, il était content de m'écrire mais il a fini par me dire qu'il ne fallait pas que je parle de lui parce que ça pouvait lui poser des problèmes. Ça m'a crevé le cœur, je le retrouvais, il était en bonne santé, vivant à Jérusalem, mais nos mondes s'étaient éloignés à cause de la politique de nos pays. 
À 4 ans je ne sais pas comment mais j'ai compris tout seul qu'on devait partir d'Algérie et à 9 ans j'étais en colère pendant la guerre des 6 jours. À 10 ans j'étais pour les grèves de mai 68. Alors ne me reprochez pas mes convictions politiques, tout le monde a le droit d'en avoir en République, il paraît. J'ai une aversion totale pour tout ce qui ressemble à du colonialisme parce que je suis un produit de ce colonialisme et en tant que gay ça devrait être respecté. 


J'ai fauté et je m'excuse, surtout envers les personnes que je respecte comme Matthieu Duplay. Maintenant je vais poster ce blog sur FB et Twitter et après je fermerai mes comptes car je n'ai plus envie de vous voir. J'ai passé 5 mois à célébrer un film qui n'est pas le mien. J'ai déménagé depuis 3 mois et les cartons sont toujours là. J'ai une maison à repeindre et un livre à finir. J'ai 4 hectares à débroussailler. Comme mon seul luxe est ma liberté, je peux me permettre d'annuler tous mes engagements, comme la participation au festival Chéries-Chéris, j'étais heureux à l'idée de passer une semaine à Paris pour voir des films LGBT mais je n'irai pas, même à la projection du documentaire qui est fait sur moi, "The Doom Troubadour". Paris me dégoûte. À ce stade, je ne sais même pas si j'irai à Berlin mais une chose est sûre, c'est que je ne suis pas du tout dans l'humeur pour le Berghain parce que les gays Chemsex qui me font des leçons d'éthique, j'ai pas envie de les voir, surtout dans le noir. Cette semaine j'avais 3 rendez-vous à Paris pour mes bilans VIH, pour la dermato et la dentiste et je n'irai pas, j'ai envoyé ce matin 3 lettres pour m'excuser et pour prendre un autre rendez-vous. Je serai content de me retirer de FB et de Twitter pour quelques mois, et quand je reviendrai ce sera selon mes règles. C'est pas la peine de me téléphoner, je ne réponds pas. Je vous souhaite une bonne année 2018

28 commentaires:

Anonyme a dit…

Déconne pas Didier.

Pascal a dit…

Merde Didier ! Reviens ! On t'aime ! Bises !

Anonyme a dit…

Une pause pour mieux repartir. Courage !
Claire Pain

Blandine Grosjean a dit…


Didier, je pense très souvent à ce que tu m'as dit un jour. Sur le matin que tu découvert.Tu te réveilles, la beauté du jour qui se lève. Tu es vivant. Love for ever. Blandine

Gabriel FARHI a dit…

Ne vous autoflagellez pas de la sorte, demandez juste pardon.

Anonyme a dit…

Au plaisir de vous relire prochainement. Vous êtes un mec bien Didier.Je vous adresse toute ma sympathie.

Solange a dit…

Cher Didier, vous êtes épuisé car vous avez DONNE, donné, et donné encore pendant trente ans. Vous avez beaucoup plus donné que reçu.
Pour ce film, vous avez donné encore le meilleur de vous-même par votre témoignage ;
là encore la contre-partie n'est pas à la hauteur.

Je vous souhaite, respectueusement, un bon repos;
Solange, fille de Pau

Daniel Conrad a dit…

Mon cher Didier,
Je n'ai rien à te pardonner.
Je te serai toujours fidèle envers et contre tout... ou tous.
Je ne dirai même pas de mal de ceux qui profite de cette situation, ce serait m'abaisser à leur niveau.
Je te dirai seulement que de tout mon être juif polonais, de toutes mes fibres de pédé, de toute mon âme acquise à la cause LGBTQ+ et de tout mon coeur d'activiste et de militant... JE T'AIME.
Repose-toi, prend du plaisir, vis pour toi et ceux qui t'aiment mais si tu abandonnes, vieille branche, si tu fais mine de disparaître à jamais, vieille bique, si tu baisses la tête, les bras et ton froc, si tu arrêtes de nous aimer et de te battre pour nous... alors je viendrai chier sur chacune des fleurs et des plantes de ton jardin !
Lestrade un jour, Lestrade toujours !
Ton fidèle Daniel Conrad
amour.rcn@gmail.com

Anonyme a dit…

Omar m'a tuer encore. Ce serait abuser... er.

Jacques Brasseul a dit…

> qui vous exclue et vous humilie dans la vie

Intéressant... Je ne savais pas que le verbe "excluer" existait.

Anonyme a dit…

Cher Didier, ne change rien, et laisses-les jouer les "vierges effarouchées", ça leur passera. Tu vaux bien mieux que ça, et d'ailleurs, je tiens à te remercier infiniment pour LES combats que tu as mené, pendant toutes ces années, pour toi, pour eux et pour nous. Reviens-nous vite ! Amicalement

Anonyme a dit…
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CitoyenR a dit…

Bonjour Didier,

Moi je suis hétéro, si cela peut me définir d'aucune sorte, et pas encore vieux, dans la petite trentaine.

Je vous ai découvert lorsque je faisais mes études de sociologie dans les années 2000, je lisais votre blog et vos articles là où ils paraissaient.

Je ne vous ai pas découvert par les facebooks ou twitter. Vous parlez de drogue, en voilà de bonnes. Les réseaux sociaux ne méritent aucun d'entre nous, c'est de la vie par procuration et ce n'est pas par eux que nos accomplissements passent. Tous justes y sont ils discutés l'instant d'un petit noir serré, comme on les sert à Milan.

Vous avez bien raison de les fuir, je l'ai fait aussi il y'a peu et je m'en porte très bien. Parfois je suis tenté d'y retourner et je pense alors : "que vais je y voir ? la veulerie d'untel ? l'humour narcissique et cynique d'un autre ? que vais je y apprendre de plus que ce que je peux savoir par moi même ? qu'un chaton à mordiller un bouledogue à Pasadena en 2014 ?"

Ou pire : une discussion sur le terrorisme, l'Afrique, le sida, les banlieues, le réchauffement climatique, les bombardements des méchants et les frappes des gentils ; tout ça en 140 caractères et digne des pires cafés du commerce circa 1917.

Ça meuble nos vies intérieurs oui. Du meuble ikea acheter sur le bon coin dont au final on à à peine besoin.

Vos livres, vos combats, vos articles sont bien plus passionnant, car tangible, voilà de quoi installer une belle balançoire en tek hors de prix dans mon immense jardin culturel personnel, de celles qu'on voit sur les perrons des vieilles bâtisses du sud des états unis.

Quitter cette vie électronique mensongère ne vous fera que gagner des années de vie et de combat. Du combat et si personne ne vient vous chercher, transformez vous en écrivain acariâtre reclus et produisez l'oeuvre que vous méritez.

De la vie, car un jardin, comme le reste, ça s'entretient, aussi dur cela peut il être, c'est la seule raison qu'on à de se lever et c'en est une bonne.

Reposez vous, ne désespérez pas, faites ce que vous avez à faire.

Nous en sommes tous là.

Bien à vous,

P

Anonyme a dit…

You've said and written so many things, but what you've done and achieved is even more important. I/we may not always agree with you, but the LGBT community owes you so much. I hope recognition will come soon and fast, it's about time.

May this wonderful and powerful nature that you love so much give you peace, help you rest and heal your wounds.

Flo

Anonyme a dit…

Je ne vaux pas mieux que les autres, on s'est ratés 1000 fois alors que j'avais tellement envie.on croit toujours qu'on a le temps et les années passent.Je t'ai promis un dessert et un rosier. En fait j'avais envie d'apporter un loubia, un crumble et un Pierre de Ronsard. Je voudrais tenir ma promesse et en même temps je ne veux pas forcer ta porte. Je t'aime
Valérie from caen

Anonyme a dit…

Cher ami, je ne comprends pas pourquoi tu te tords les boyaux à ce point ! Qu'as-tu dit ? Tu as émis l'hypothèse qu'il y avait une solidarité communautaire (juive en l'occurrence - sioniste ce n'est pas forcément le bon mot) qui s'exprimait dans la défense de Weinstein par certains comme BHL, comme on l'avait vu faire pour DSK ou Polanski ! Ca me paraît tout à fait pertinent, et quand bien même ça ne lme serait pas, où est le mal ? Et alors au pire, tu t'es trompé, il n'y a pas de solidarité juive qui s'exprime, on aurait pu le croire, et basta, ce n'est pas un crime. Mais en plus c'est pertinent, en tout cas venant de BHL, ça me paraît tout à fait possible. Didier bordel, si tu avais parlé& de solidarité noire entre des renois très communautaires français qui soutiendraient OJ par exemple, serait-ce un drame ? Non. Est-ce que tout le ramassis de rats qui t'ont insulté sur Twitter y trouveraient à redire ? Non. J'ai mal pour toit que tu le prennes tant à coeur, et surtout politiquement je ne supporte plus cette hystérie dès qu'il s'agit d'antisémitisme supposé. Tu aurais parlé de solidarité musulmane, arabe, noire, personne n'aurait relevé, et même on aurait pu dire que c'était le cas ! Tout ça ne révèle aucun racisme chez toi (putain mais BHL c'est un super communautaire, il est là-dedans en permanence !), mais bien l'ordre raciste qui place un racisme (et en fait un groupe) au dessus de tous les autres, et en fait un truc complètement délirant. Allez reviens sur terre, t'as d'autres problèmes à côté, on peut comprendre, mais là tu n'as rien dit qui mérite le fouet !

Hedi

Anonyme a dit…

Didier,
Ce post est vraiment touchant, j'ai ton age est je ne te savais pas dans une telle galère.Tes talents de chroniqueurs sont réels, ton écriture est belle.
Je t'ai apprécié comme critique musical et comme fervent promoteur de la lutte contre le Sida, tu es une des personnes qui a vraiment compté pour moi, remenber les raves du fort de Champigny....alors de grâce continu a nous alimenter de tes analyses, de tes coups de cœur et de ta rage. Bon repos et reviens nous en forme.

Anonyme a dit…
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Vogelsong a dit…

Bonjour Didier

Vous auriez du rester. Oui je sais, c'est facile à dire là comme ça. Tranquille....
On a besoin de tout le monde. On a surtout des meilleurs.

Portez bous bien.

@Vogelsong

Vogelosng a dit…

On a surtout besoin des meilleurs.
Vogelsong

Anonyme a dit…
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Anonyme a dit…
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Yvan Yvan a dit…

Mais non Didier ces histoires idiotes sur Twitter n’étaient pas si importantes que ça . Mais c'est bien si tu te reposes,si tu fais ton jardin, si tu écris un livre, si tu te trouves un copain. A bientôt j'espère. Yvan

Satirise a dit…

On ne se connait pas. Mais c'est marrant on a le même médecin traitant et j'ai été suivi par la même ophtalmo. Moi j'aimerais bien venir te voir à la campagne, faire les courses, préparer un repas, discuter et c'est tout. Patrick

Unknown a dit…

Merci de ce texte qui nous éclaire et nous sort de notre incompréhension navrée.

Dominique Natanson, militant de l'Union juive française pour la paix.

Paleblueyes a dit…

<3

Anonyme a dit…
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Anonyme a dit…

Courage Didier, oui c'était le burn out... et on en revient. La Presse a le droit de dire que Weinstein est sioniste et se parait d'une surveillance secrète bercée par Ehud Barak -- d'accord ce n'est pas Lieberman mais comment oublier Pilier de défense en novembre 2012 - pour le moins ? (voir Libération). Pour DSK j'ai pas d'info sinon son épouse de l'époque. Et toi non pas antisioniste c'est à dire antinationaliste et anticolonialiste mais antisémite donc raciste ?!
Bah pardi ! Après tu dis que ces deux abuseurs sexuels de femmes en série sont riches -- il se trouve. Ben oui quoi, c'étaient pas des pauvres, sinon DSK aurait croupi dans une prison aux USA. Bref t'as tout faux parce que les deux gars tu les as simplement pris en photo tels qu'ils sont sur la scène.
Bon il n'y a qu'un truc qui m'embête vraiment et c'est pas de chance, c'est que Weinstein ni son frère ni leur boîte ne produiront le film sur les vaccins que Robert de Niro voulait réaliser pour dire ce qui peut arriver de parfaitement identifié par les labos - ce qui arriva à son fils - alors qu'ici on veut les rendre obligatoires. Et personne d'autre ne le fera. Et puis l'œuvre de cinéma des films produits, immense, demeure et demeurera envers et contre tout.
Ce que je trouve inouï enfin, dans un commentaire qui a précédé le mien et que je viens de lire, c'est l'exemple du médecin juif d'Hitler exclusivement évoqué sous l'égide du point de vue de Hitler :-) Dis donc le toubib, il devait être au courant, quand même ! Il n'était pas du Bund !
Dans cette image tout le sado-masochisme du voyeur du Juif, c'est pas mal comme dérapage d'une bonne intention. Personne n'est exempt du mal.
Dors sur tes deux oreilles camarade. Tout va bien. A bientôt, un abrazo ! Ta Louise Desrenards.